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PRODUCTION ET COMMERCIALISATION DE LA GOMME ARABIQUE AU COURS DE LA CAMPAGNE 2007 – 2008

1. Les acteurs 

Comme depuis toujours, les acteurs impliqués dans le commerce de la gomme arabique sont : les producteurs, les commerçants, les exportateurs.

1.1- Les producteurs Cette catégorie est constituée de trois types à savoir :

  • Les agro éleveurs sédentaires exploitant les gommeraies naturelles. Ce groupe est constitué par des individus évoluant solitairement/famille ou réunis en groupement ;

  • Les exploitants privés ayant planté eux-mêmes des gommiers sur leur(s) domaine (s) ;

  • Les éleveurs transhumants/nomades pratiquant la cueillette de gomme par métayage ou par fraude, le long de leur parcours.

1.2- Les commerçants Depuis les lieux de production jusqu’à N’Djaména, on retrouve :

  • les commerçants intermédiaires (revendeurs) dont l’action s’exerce entre les producteurs et les commerçants grossistes ;

  • les commerçants grossistes ayant chacun un dépôt et pouvant constituer un stock assez important ; Ils sont dans leur majorité regroupés au sein d’une coopérative dénommée IRBAT qui s’est scindée en deux groupes en 2006 : IRBAT et APGAT.

  •  

1.3- Les Exportateurs
Durant cette campagne, cinq (5) sociétés sont très actives dans le commerce de la gomme arabique. Il s’agit de SCCL, ABHS, SANIMEX, Groupe Al béchir, Al Wihda qui ont exporté la plus grande quantité de gomme. Les autres n’ont exporté que de petites quantités allant de 10 à 100 tonnes. Ces sociétés, après achat de la gomme arabique directement aux producteurs ou à travers les commerçants intermédiaires, procèdent au reconditionnement selon les normes minimales requises par le marché international. Les exportateurs de leurs coté sont regroupés dans une association.

Producteurs, commerçants et exportateurs forment une Association Tchadienne pour la Promotion de la Gomme Arabique (ATPGA). Cette association souffre actuellement d’un véritable problème de fonctionnement.

2.  Quantités produites et exportées 

Il est toujours difficile de connaître avec exactitude la quantité de gomme produite sur le plan national. Jusqu’à présent d’importantes quantités de gomme tchadienne sont transférées par des circuits informels ou frauduleux dans des pays voisins pour être réexportées. Toutefois au cours de cette campagne 2007 – 2008, la production de la gomme arabique est d’environ 15.125 tonnes dont 6.787 tonnes pour la gomme dure (Kitir) et 8.338 tonnes pour la gomme friable (Thala). Il s’agit là d’une estimation faite sur la base des statistiques douanières auxquelles on a ajouté 10% pour prendre en compte les exportations frauduleuses. En plus de cela, on peut ajouter les stocks non encore écoulés, au niveau de certaines sociétés, estimés entre 400 et 500 tonnes.

Au vu de ces chiffres, on constate que la production de la gomme arabique ces dernières années est en baisse par rapport à celle des années 2004 – 2006. Pour la campagne 2007 – 2008, Cette baisse s’explique par les événements du mois de février 2008 suivi de l’insécurité qui a prévalu dans certaines zones de production à l’est du pays.

Pour la campagne qui vient de commencer (2008 – 2009), nous n’avons pas une maîtrise des paramètres influençant la production pour une bonne prévision. Toutefois, comme la pluviométrie est relativement bonne et qu’il n’ y a pas eu d’attaques des criquets constatées cette année, on peut espérer à une production de l’ordre de 20.000 tonnes en 2009 si le prix d’achat aux producteurs est incitatif. 

3.  Commerce national de la gomme arabique
Le commerce s’est fait comme d’habitude dans les différents marchés des zones productrices à savoir : Dourbali, Massenya, Bokoro, Gama, Mongo, Melfi, Amtiman, etc. Les prix sont toujours sujets à de fortes fluctuations temporelles et spatiales. La moyenne cette année varie de 600 F. CFA le kilo de kitir et 350 F.CFA le kilo de thala au début de la campagne (Décembre-janvier) à 900 F. CFA le kilo de kitir et 650 F CFA le kilo de talha vers la fin de la campagne. Entre temps, le prix à l’exportation est de 1000 F. CFA pour le kitir et de 700 F. CFA pour la thala. Ceci a amené les exportateurs à limiter leur achat vers la fin de la campagne étant donné que les marges bénéficiaires sont très faibles. 
Pour la campagne qui vient de commencer, le prix d’achat proposé par les sociétés exportatrices est de 350 F CFA le kilo pour la thala et de 650 F. CFA pour le kitir. Il faut attendre le mois de janvier au moment des achats pour voir si les producteurs vont accepter ce prix. 

Mr. Djimramadji Alrari
Point Focal de NGARA
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